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Afro-futurisme : le chevauchement des temps

On connaît l’afro-futurisme en tant que mouvement artistique et littéraire. Mais c’est bien plus : un véritable paradigme, une représentation « autre » du monde. L’afro-futurisme défie le temps, l’un des principes fondateurs de l’organisation de nos sociétés modernes, en semant aussi le doute sur l’essence même de ce que nous sommes en tant qu’êtres humains.

Afro-futurisme : le complexe “afro”

A “Modern-Day Warrior" - Debra Shaw for Manish Arora Fall-Winter 2015/16

L’afro-futurisme repose sur une ambiguïté que personne ne semble mentionner : à quoi sa fraction « afro » renvoie-t-elle ?
Tout le monde s’accorde pour dire que l’afro-futurisme a trait à une représentation science-fictionnelle du monde, d’un point de vue afro. Mais qu’est-ce qu’un point de vue afro ?

Sun Ra – Janelle Monae : portraits croisés

Tapez leurs deux noms dans Google et vous en aurez le coeur net : figures imposées de l’afro-futurisme, l’éminent Sun Ra et l’archandroïde Janelle Monae sont liés dans l’inconscient cybernétique par un mouvement dont ils ne se proclament même pas… ou si peu. Si le premier s’en est retourné sur la planète Saturne en 1993, la seconde voyage au gré du vent et des époques dans une réalité parallèle à la nôtre.

Mark Dery, l’entretien (2/4) : La lutte d’une communauté sans cesse remise en jeu

Le mois dernier nous avons dressé le portrait de Mark Dery, qui a entre autres inventé le terme afro-futurisme. Nous vous proposons maintenant de découvrir avec lui ce qu’a été l’afro-futurisme et ce qu’il en reste aujourd’hui, dans un contexte spécieux dans lequel on ne cesse de dénoncer les discriminations criantes tout en oubliant leurs formes systémiques (“What stands beyond Afrofuturism?”).

Mark Dery, le portrait (1/4)

Critique, essayiste, auteur, maître de conférences, journaliste, véritable Newyorker… Des tendances urbaines à la technoculture, Mark Dery a tout observé (quand il ne s’agissait pas de dénoncer!) au cours de ces vingt dernières années. Et c’est d’ailleurs à lui que nous devons le terme afro-futurisme, proposé dans son article “Black to the future” (d’après un titre original du rappeur et tenant de la scène hip-hop alternative, Def Jef).

Pleins feux sur Nollywood !

Du 4 au 7 juin derniers, Paris a accueilli la troisième édition du festival du cinéma nigérian, le Nollywood Week Film Festival. L’occasion de revenir sur un phénomène qui a propulsé le pays le plus peuplé du continent africain sur le devant de la scène, aux côtés de l’outsider bollywoodien et de l’écrasante machine hollywoodienne. Comment le Nigeria a-t-il émergé au sein de ce Top 3, malgré un manque de moyens considérables qui ont d’ailleurs longtemps joué en sa défaveur ? L’avènement d’un nouveau “Nollywood”, plus structuré, peut-il renverser la tendance en matière cinématographique dans les années à venir ?

“La scène culturelle sénégalaise est actuellement en pleine ébullition !”

Dans le cadre du festival l’Afrique dans tous les sens, qui a eu lieu à Paris du 22 mai au 7 juin derniers, l’équipe de Black(s) to the future a rencontré Amadou Tounkara, artiste d’origine sénégalaise issu des Beaux Arts, ayant exposé à Paris, Montréal ou encore à Tokyo. Invité par le festival à participer à des ateliers et des performances en live durant les concerts, il a en outre pris part à la réalisation d’une fresque sur mur exposée près du Petit Bain à Paris, en collaboration avec Ndoye Douts, artiste plasticien sénégalais.

Kan Hoho : du besoin d’histoire à l’heure du 3.0

Photo : Dillon Marsh

Kan Hoho, ”la vieille corde” : l’expression est tirée d’un dicton de langue fon – Bénin -, qui dit « c’est au bout de la vieille corde que l’on tresse la nouvelle ». L’image est alors de l’importance de la continuité des générations, de l’histoire !

Empire, la série “swag” par excellence !

La série Empire, qui a déferlé sur les ondes de la FOX aux Etats-Unis cet hiver – et tout renversé sur son passage, c’est peu de le dire ! – est un exemple flagrant de la manière dont la culture populaire occidentale s’amourache de certains aspects de la culture afro-américaine, rejetant des codes qu’elle se réapproprie par ailleurs. Alors que l’ostentation est devenue une revendication à part entière, comment interpréter ce déni ?