Boréale tropicale

Toute œuvre produite par la volonté humaine est le fruit du rêve et de l’imagination. Le talent ou le don, la créativité, le travail et la ténacité transforment la chimère en réalité. Mais c’est par la conscience de leur rôle et de leur place dans l’Histoire de l’humanité que les Africains et afro descendants peuvent se réapproprier le rêve et la pensée, se subjuguer, se dépasser, se projeter : de la fiction au réel, de la terre à la conquête de l’espace ! Réconcilier science et spiritualité…

Entre les lignes

S’affranchir des préjugés pour aller au-delà des apparences, chercher la lumière pour tendre vers la Connaissance, sortir de l’ignorance et prendre la mesure de notre puissance. Oui, il faut se donner les moyens d’arriver à une conscientisation qui passe par l’accès à la connaissance. Prendre le temps, avoir le luxe de la réflexion et chercher l’information. La recherche et l’analyse critique du passé nous apportent la connaissance nécessaire à la compréhension de notre présent et établissent l’héritage garant de la construction de notre avenir : Sankôfa ! Retour vers le futur !

Radyo Shak : la ghetto biennale vue par clocktower

En attendant la biennale, Clocktower a lancé sa propre série Ghetto Biennale: Radyo Shak, diffusant de la musique haïtiennes, des DJ sets et laissant l’antenne à des maisons de disque, des expatriés, des artistes, et autres, pour donner aux auditeurs une vision complète du paysage audio d’Haïti dans le monde aujourd’hui. Et voici la sélection de B(s)ttF : PROFITEZ-EN !

Mark Dery, l’entretien (4/4) : Futurs alternatifs et la place (ambiguë) de l’Afrique

Si l’on en croit une prédiction qui n’est peut-être plus si improbable que ça, les nanotechnologies et l’intelligence artificielle (IA) rendent plus que jamais imminente la menace de la disparition de l’humanité. Cela dit, les discours perpétrés depuis les trans-humanistes jusqu’aux défendeurs de la Singularité doivent immédiatement être passés au crible !

YZ raconte « Amazone » : « J’ai cherché les guerrières du passé pour parler à celles du futur »

Dans l’actuel Bénin, pendant la première guerre franco-dahoméenne dans les années 1890, il y avait un régiment de femmes combattantes, les Amazones du Dahomey, qui protégeaient le roi lui-même. Choisies pour leur physique robuste et athlétique, ces guerrières intrépides qui tranchaient la tête des soldats français, étaient socialement assimilées aux hommes.

Où est passée la diversité dans la mode depuis “la bataille de Versailles” ?

“La Bataille de Versailles”, désignée comme telle par John Fairchild, ancien éditeur du magazine de mode américain Women’s Wear Daily, sert de point de départ à la mode américaine telle qu’on la connaît aujourd’hui, ayant déclenché un vent de mixité ethnique dans les défilés qui a duré un peu moins de 10 dix ans. “[Les créateurs] qui auparavant cherchaient à faire de l’entertainment, s’entouraient de mannequins noires-américaines, capables de naturel et de spontanéité sur le podium.” Mais au milieu des années 80, “une fois la mode de l’entertainment passée, ces mêmes mannequins ont été de moins en moins demandées.”

Luanda, ville la plus chère au monde ?

“Voilà deux ans que Luanda – et non Tokyo, Moscou ou Hong-Kong – a été désignée comme la ville la plus chère au monde pour les expatriés par le cabinet de consulting Mercer, spécialisé en ressources humaines. L’attrait de Luanda, ou même son trésor, c’est le pétrole. […] Ces dix dernières années, des dizaines de milliers d’employés par les grands groupes pétroliers américains et européens se sont relocalisés à Luanda, enhardis par de confortables indemnités liées au coût de la vie. […] Aujourd’hui, l’Angola produit 1,8 million de barils de pétrole par jour ; seul le Nigeria en produit et en exporte davantage sur le continent africain. Cette explosion de la croissance a transformé un état démoli en l’une des économies les plus florissantes du monde.”

Cheval ailé

Relatant le voyage d’une vie, dans un va-et-vient entre l’Afrique et l’Europe, entre l’Europe et le monde, je suis hybride, fruit d’une osmose de cultures et d’identités. Mais qu’est-ce que l’hybridation au regard du principe de Pangée et de l’histoire de l’humanité? Peut-on raisonnablement se définir en fonction de nos origines, de notre couleur, ou de notre culture qui évolue en fonction de notre environnement? Suis-je Africaine, Européenne? N’est-ce pas le principe d’universalité qui prime ? Nous ramenant à la seule et unique essence de notre être : l’humanité.

Tempête sourde

Poussières d’étoiles, nous sommes les êtres extras venus d’ailleurs, enfantés par la Terre Mère. Mais, conquis par le chaos et contraints à l’exil virtuel, nous sommes partis à la conquête de l’univers. Microcosmes dans le macrocosme, nous filons sur notre navette, telles des comètes propulsés dans l’hyperespace à la recherche de la Matrice, afin de retrouver l’harmonie entre les êtres et parmi les choses. Tâche ardue et infinie, la recherche de l’équilibre reste à jamais notre quête absolue.

Afrofuturistes tacites

Dans un essai paru dans le catalogue de l’exposition “The Shadows Took Shape”, Alondra Nelson* a écrit : “Dans la ferveur émancipatrice qu’a provoqué le mouvement, l’afro-futurisme [s’est avéré] plus susceptible d’être représenté par des figures telles que Sun Ra, George Clinton, Jean-Michel Basquiat, Ralph Ellison et par le film “The Brother From Another Planet” que par des femmes telles que LaBelle, Ellen Gallagher, Laila Ali, Jewelle Gomez ou encore Nyota Uhura.” En outre, le caractère queer (dans son sens le plus large) de visionnaires contemporains, à l’instar de Samuel R. Delany, Octavia E. Butler et Nalo Hopkinson est trop souvent relégué au second plan, alors qu’il s’agit là de figures essentielles de l’esthétique afro-futuriste.”